Glossaire

A

 

Anschluss : c’est l’annexion de l’Autriche par l’Allemagne hitlérienne et l’extension du Reich allemand en mars 1938. L’armée autrichienne acclame l’entrée des troupes allemandes. On assiste dès lors à des violences envers les Juifs de la part des autorités mais aussi de la population civile.

 

Antisémitisme : idéologie prônant toute forme de racisme, haine, persécution à l’égard des Juifs.

 

Armée rouge : armée soviétique.

 

Aryen : selon la classification nazie des races, les aryens sont les individus d’origine indo-européenne, au sommet de la hiérarchie des races et considérés (sans fondement scientifique) comme des êtres supérieurs.

 

Associations d’entraide : elles prennent en charge les enfants pour les aider à retrouver leur famille, ou quand les enfants sont orphelins, pour les aider à reconstruire leur vie après la guerre.

 

Auschwitz : c’est le nom du plus grand camp de concentration et d’extermination des Juifs par le travail forcé, la faim, les mauvais traitements, ou par l’extermination dans des chambres à gaz. Plus d’1,1 million de personnes, juives pour la plupart, y ont été tuées.

 

C

 

Camps de concentration comme Dachau, Buchenwald, Mauthausen ou Ravensbrück (réservé aux femmes). Réseau de camps installés, dès 1933, sur le territoire allemand où sont enfermés des Allemands antinazis, ainsi que des Juifs et des prisonniers de droit commun, puis les Tsiganes et les résistants de toute l’Europe. Ils ont été étendus aux pays conquis, comme Stutthof, près de Dantzig, Auschwitz et Maidanek en Pologne pour les prisonniers de guerre soviétiques, Gross-Rosen en Silésie et le camp de Natzweiler-Struthof en Alsace. On estime qu’entre septembre 1939 et janvier 1945 entre 1 million et 1 700 000 personnes ont été déportées dans ces camps.

 

Camps d’internement : ouverts en France en 1938 pour « les étrangers indésirables », ces camps regroupent avant la guerre les réfugiés espagnols. En 1939, on y interne des ressortissants allemands et autrichiens. À partir de l’automne 1940, ils servent à emprisonner plus spécifiquement des Juifs étrangers dans des conditions très difficiles. Pour beaucoup d’entre eux, ces camps d’internement ont constitué la dernière étape avant les camps d’extermination.

 

Camps d’extermination : on appelle aussi « centres de mise à mort immédiate » ces camps où sont déportés les hommes, les femmes et les enfants juifs pour y être assassinés par les nazis.

 

Collaboration en France : désigne le soutien accordé à la politique nazie, entre 1940 et 1944, par le gouvernement français (le régime de Vichy) et par certains Français.

 

Collaborateurs : désigne tous ceux qui soutinrent la politique de l’Allemagne nazie en participant notamment activement à la politique antijuive.

 

Couvre-feu : lorsque la population n’a pas le droit de circuler dans la rue à certaines heures de la journée, souvent le soir ou la nuit.

 

Croix fléchées : parti politique hongrois antisémite (hostile aux Juifs) et favorable à la victoire de l’Allemagne nazie.

 

D

 

Dachau : camp de concentration situé en Allemagne où furent déportées environ 200 000 personnes entre 1933 et 1945, principalement des opposants politiques, des résistants, des ecclésiastiques et des Juifs ( à partir de 1938), dans des conditions très difficiles.

 

E

 

Étoile jaune : en France, une ordonnance allemande oblige les Juifs de la zone occupée à porter une étoile juive sur leur vêtement dès l’âge de six ans, à partir du mois de juin 1942. En Allemagne à partir de septembre 1941, en Hollande, à partir de 1942 et en Hongrie à partir du printemps 1944, on oblige aussi les Juifs à porter une étoile jaune cousue sur leur vêtement. En Pologne et en Croatie, les Juifs ne portent pas d’étoile jaune à la poitrine mais un brassard avec une étoile.


Exode : en mai et juin 1940, les populations civiles françaises quittent précipitamment leurs habitations pour échapper à l’arrivée de l’armée allemande, c’est l’exode. L’image la plus connue est celle des routes sur lesquelles avancent des millions de personnes en direction du sud de la France.

 

 

G

 

Génocide : un génocide est un crime contre l’humanité. C’est l’extermination volontaire d’un groupe d’hommes, de femmes et d’enfants ,appartenant à une certaine race, religion ou nationalité, considérés comme indésirables.

 

Gestapo : police politique nazie dont le but est de lutter contre les ennemis réels ou supposés de l’Allemagne nazie. Elle organise la persécution des populations juives dans les pays occupés.


Ghetto : quartier où l’on oblige les Juifs à s’installer pour les isoler du reste de la population. Les Juifs ne peuvent sortir librement du ghetto, entouré de murs ou de barbelés et surveillé par la police. Ils y vivent dans des conditions très difficiles, souffrant de maladie et de faim.


J

 

Jeunesses hitlériennes : mouvements de jeunesse dans lesquels les jeunes Allemands s’entraînaient à devenir de futurs soldats. On leur y enseignait l’idéologie nazie et en particulier l’antisémitisme.


Joint : organisation caritative juive américaine.


Judenrat : la constitution des Judenrat (« conseil juif » en allemand) a été ordonnée par les nazis dans les ghettos. Sorte de gouvernement du ghetto, le conseil juif sert d’intermédiaire entre les nazis et les populations juives. Il est forcé de livrer des Juifs qui serviront d’esclaves aux nazis ou seront exterminés immédiatement.


« Justes parmi les Nations » : désigne les personnes non-juives, ayant au péril de leur vie, aidé et sauvé des Juifs en Europe occupée pendant la Seconde Guerre mondiale. Au 1er janvier 2010, cette distinction avait été décernée à 23 226 personnes dans le monde dont 3 158 Français.

 

K

 

Kindertransport : à partir de la « Nuit de Cristal », le 9-10 novembre 1938, des comités se mettent en place dans plusieurs pays pour essayer de sauver les enfants juifs. Des convois d’enfants, Kindertransport partent de Tchécoslovaquie, d’Allemagne et d’Autriche vers le Royaume-Uni, la Suède et la France.
Libération de la France : entre le printemps 1944 et février 1945, les armées alliées et les Résistants français repoussent les Allemands hors du territoire national. Paris est libéré le 25 août 1944. En Europe, la guerre se poursuit jusqu’au 8 mai 1945.

 

M

 

Maison d’enfants : maison où sont accueillis les enfants juifs orphelins ou, pour une petite partie d’entre eux, en attendant le retour de leurs parents déportés.


« Marches de la mort » : à l’approche des troupes soviétiques, à partir de janvier 1945, les SS décident d’évacuer les détenus des camps d’extermination vers les camps de concentration encore en activité en Allemagne. Les déportés doivent avancer à pied sur les routes, dans un froid extrême, sans boire ni manger, pour rejoindre d’autres camps. Beaucoup d’entre eux meurent de froid, d’épuisement ou sont abattus par les SS durant ces marches forcées.

 

Mémorial de la Shoah : musée, mémorial et centre de documentation situé à Paris où l’on peut se recueillir en mémoire des victimes juives mais aussi trouver des informations, des expositions et des formations sur l’histoire des Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale.

 

N

 

Nazis : abréviation désignant les responsables et les partisans du national-socialisme. Les nazis soutenaient activement la politique de Hitler, notamment sa politique raciste, puis exterminatrice, à l’égard des Juifs. Le parti nazi (NSDAP) a été fondé en 1919. Hitler en est devenu le chef en 1921, avant d’arriver au pouvoir grâce à des élections le 30 janvier 1933.


« Nuit de Cristal » : dans la nuit du 9 au 10 novembre 1938, prenant prétexte de l’assassinat d’un conseiller de l’ambassade d’Allemagne à Paris, Ernest von Rath, par un jeune Juif polonais, les nazis se lancent dans un gigantesque pogrom (violences, pillages et meurtres contre les Juifs) dans tout le Reich, notamment dans les grandes villes, mais aussi en Autriche. Au total une centaine de personnes sont tuées, 30 000 Juifs sont arrêtés et déportés dans les camps de concentration existants, 280 synagogues sont brûlées, 7 500 magasins pillés et les communautés juives sont taxées d’un milliard de marks pour payer les dégâts.

 

P


Partisans : groupes paramilitaires de résistants qui luttaient contre l’Allemagne nazie.

 

R


Rafle : arrestation des Juifs par la police. Les rafles avaient généralement lieu par surprise pour que les personnes n’aient pas le temps de fuir.


Rafle du Vél’ d’Hiv : rafle à l’encontre des Juifs étrangers, organisée par la police française, sur ordre du gouvernement de Vichy, sous la pression des Allemands. Les 16 et 17 juillet 1942 furent arrêtés 12 884 Juifs (3 031 hommes, 5 802 femmes, 4 051 enfants). Les occupants escomptaient l’arrestation de 22 000 adultes au lieu des 9 000 arrêtés. C’est la première fois que l’on arrêtait aussi massivement des femmes et des enfants, ce qui explique leur forte proportion.


Rafle dite du « billet vert » : le 13 mai 1941, 6 500 Juifs étrangers en majorité polonais ou apatrides, dont la liste a été établie grâce au fichier du recensement, reçoivent une convocation, le « billet vert », les invitant à se présenter le lendemain pour examen de situation. Ils sont alors retenus et envoyés dans les camps de Pithiviers et de Beaune-la-Rolande (Loiret). 40 % ne se sont pas présentés. Les autres sont massivement déportés en juin-juillet 1942.

Ravensbrück : surnommé « l’enfer des femmes » ce camp situé près de Berlin était réservé aux femmes. Les internées y subissaient les mêmes mauvais traitements que dans les autres camps : travail forcé, faim, manque d’hygiène… On estime que plus de 120 000 femmes y ont été déportées entre 1939 et 1945.


La Résistance : désigne ceux qui refusaient l’occupation allemande et organisaient la lutte pour libérer leur pays.
Résistants : ceux qui luttaient contre la politique de l’Allemagne nazie, par les armes et en organisant des réseaux de résistance. Ils aidaient les Juifs à fuir ou se cacher.


La résistance en France : entre 1940 et 1944, une petite partie des Français qui refusent l’occupation allemande s’organise et lutte pour libérer la France, soit de l’étranger, soit sur le territoire français même. Le général de Gaulle, chef de la résistance, délègue à Jean Moulin la responsabilité de l’organisation de la résistance sur le territoire français. Les résistants constituent des réseaux ou rejoignent des maquis. La résistance qui ne prend pas les armes publie une presse clandestine.

 

S

 

Sachsenhausen : ouvert en 1936 près de Berlin (Allemagne), ce camp « modèle » détenait principalement des prisonniers politiques (résistants), puis des Juifs à partir de 1938. Environ 200 000 personnes y ont été emprisonnées. L’état-major de la SS, dirigé par Himmler, était installé à Sachsenhausen : de là partaient tous les ordres concernant les autres camps. C’est dans ce camp que l’on expérimentait les techniques d’extermination avant de les mettre en œuvre dans les autres camps (camion à gaz et chambre à gaz).

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